tapis marocaine - Moroccan carpet (2005)

15,8x11,8 in ~ Peinture, Acrylique


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La tisseuse s’assied du côté de l’envers de son futur tissu.
De la main gauche, elle passe le fil de trame entre les deux nappes. De la main droite, elle tire la trame et ainsi de suite. Au-dessus des lices se trouvent un ou plusieurs roseaux. En les élevant ou en les abaissant, on ouvre alternativement le pas et le pas inverse pour l’aller et le retour du fil ou du brin de trame (la duite). Lorsque le roseau est en haut, les fils pairs se trouvent tirés en arrière par la barre de lice et les fils impairs qui restent verticaux sont devant.
Lorsque le roseau est baissé, il exerce une pression sur la nappe des fils impairs qui s’incurve tandis que la nappe des fils pairs passe en avant. Dès que 15-20 duites ont été passées, on les tasse légèrement avec le lourd peigne en métal que la villageoise tient par le manche en bois.
Les femmes forgent leur valeur par la force de leur travail et l'habileté de leurs mains. La laine est vivante, habitée par des forces invisibles. Il faut la toucher, la ressentir, la comprendre. Le tissage est le reflet de la jeune fille. La chaîne de l'ouvrage, claire ou embrouillée, est à l'image de l'esprit de celle qui l'utilise.
The weaver sits on the back side of her future fabric.
With the left hand, it passes the weft thread between the two layers. With the right hand she pulls the weft and so on. Above the lists there is one or more reeds. By raising or lowering them, the step and the reverse step are alternately opened for the return and the return of the weft yarn or the weft yarn. When the reed is at the top, the even wires are drawn back by the bar of the list and the odd wires that remain vertical are in front.
When the reed is lowered, it exerts pressure on the web of the odd threads which curves while the sheet of the even threads passes forward. As soon as 15-20 picks have been passed, they are lightly cupped with the heavy metal comb that the villager holds by the wooden handle.
Women value their strength by the strength of their work and the skill of their hands. Wool is alive, inhabited by invisible forces. We must touch it, feel it, understand it. Weaving is the reflection of the girl. The chain of the work, clear or tangled, is in the image of the spirit of the one who uses it.

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